M'identifier | Devenir adhérent
Vous n'êtes pas identifié(e).
S'identifier

Les Photos Cliquez sur les vignettes pour les agrandir
Dernières Publications
Blois : Un bol d'art frais pour le déjeuner de rentrée La Promenade artistique de Molineuf, qui bat actuellement son plein, était à l'honneur du déjeuner du Club de la Presse à Blois ce jeudi 13 septembre.
Ce qu'il faut retenir du déjeuner avec Olivier Saint-Cricq Le Club de la presse a invité Olivier Saint-Cricq, président du groupe La Nouvelle République du Centre-Ouest et Christophe Hérigault, directeur de la rédaction, le 14 juin dernier aux Belles Caves à Tours. Alors que la situation…
Merci Denis Par Matthieu PAYS

Déjeuner : retour sur la succès story de Beauval

Publié par Alexia Mellier le 17/05/2018

Invité au déjeuner commun Tours-Blois organisé par le Club de la Presse Centre-Val de Loire, le duo Delord - Rodolphe Delord, directeur du zooparc de Beauval et Delphine Delord, responsable de la communication -, a parlé du passé, de l’actualité et de l’avenir d’un site devenu emblème de la diplomatie française. Par Alexia MELLIER

En 2017, le zooparc de Beauval a été garni : en août 2017, un bébé panda, Yuan Meng, vient au monde sous le feu des projecteurs. Brigitte Macron en devient la marraine. Emmanuel Macron, en visite à Chambord, en profite pour faire un détour par Saint-Aignan. Conséquence de ces événements médiatisés : la fréquentation du parc a bondi de 30% en 2017 par rapport à 2016 passant la barre du 1,5 million de visiteurs. « Notre record ? Sur une seule journée, nous avons reçu 27.000 visiteurs ! » a noté Delphine Delord, directrice de la communication.

Le zoo de Beauval a su écrire son histoire. Et ce ne sont pas les récentes infractions – lire encadré – qui vont ternir ce constat. « Au départ, ma mère est arrivée à Saint-Aignan pour créer un parc à oiseaux qui faisait, en 1980, 5 000 entrées. Devenu parc zoologique en 89, il a hébergé des tigres blancs à partir de 91, ce qui a permis de monter à 120.000 entrées. C’était la première marche » rappelle Delphine Delord.

La suite de l’ascension s’est faite petit à petit.

D’une part, grâce aux relations diplomatiques entretenues avec de nombreux pays pour des échanges d’espèces et notamment avec la Chine pour le prêt du couple de panda – Beauval est le seul site de France à en héberger un – qui sont menées avec minutie et dans le respect des coutumes de chaque pays. « Le couple de panda, arrivé le 15 janvier 2012, est là pour 10 ans, a rappelé la responsable communication. Nous espérons pouvoir prolonger le contrat ensuite, ce qui repassera par de la diplomatie présidentielle ».

D’autre part, le parc a su investir au bon moment. « Nous avons beaucoup travaillé pour accueillir le couple de panda en 2012, enchaîne Rodolphe Delord. Nous avons investi 5 millions d’euros pour aménager leur espace de vie si bien que 8 mois avant leur arrivée, et sans être certains qu’ils viendraient, nous étions déjà prêts à les accueillir ! » En moyenne, le parc investit chaque année 20% de son chiffre d’affaires annuel (de 60 millions d’euros). « 50 millions d’euros seront investis entre 2018 et 2020 » indique Rodolphe Delord.

Le couple Delord a des projets plein la tête. Afin de faciliter l’acheminement des personnes, à mobilité réduite notamment, un téléphérique sera installé dans l’espace fauves courant 2019. 100% électrique, il permettra de transporter 1000 à 2000 personnes par heure au-dessus du parc (sur 850 mètres). A l’hiver 2020, pour les 40 ans du parc, un dôme tropical devrait voir le jour.

Actuellement, le zooparc de Beauval accueille 10.000 animaux sur 32 hectares aménagés (la surface totale du site est de 70 hectares). Ils proviennent tous d’échanges prévus dans le cadre de programmes d’élevages destinés à la sauvegarde d’espèces menacées. Grâce à la création de l’association de conservation Beauval Nature (1 million d’euros de budget), une cinquantaine d’opérations de conservation sont menées à Saint-Aignan et à travers le monde. A Beauval, 750 naissances sont célébrées chaque année. « Nous espérons d’ailleurs une deuxième naissance d’un panda en 2019 ! » sourit Delphine Delord. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

 

ENCADRE/// Entre 150.000 et 200.000 € dérobés à Beauval

Dans la nuit du 12 au 13 mai, le zooparc de Beauval a été victime d’une infraction. Les voleurs ont forcé un coffre-fort, qui contenait entre 150.000 et 200.000 euros. Une partie du butin situé dans le coffre verrouillé par des caissons à encre est inutilisable. Selon le parc, le site était pourtant sécurisé ce qui leur fait penser que les voleurs étaient renseignés. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Romorantin avec le soutien de la section de recherches d'Orléans.