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"Femmes, je vous aime"

Publié par Denis Rousseau le 16/11/2017

EDITO

L'actualité a mis sur le devant de la scène ce secret de polichinelle : les femmes sont souvent considérées comme des proies sur leur lieu de travail par des collègues de travail ou des supérieurs hiérarchiques, dans la rue, au sein de leur couple, ou dans leurs relations professionnelles, y compris dans des milieux dits “intellectuels” ou artistiques.

Les rédactions se sont faites aussitôt fait l'écho indigné de ces survivances du droit de cuissage et de servage sexuel. L'univers médiatique n'est cependant pas exempt de tout reproche. Des exemples, y compris dans notre région, nous l'ont même rappelé ces dernières années...

Dans l'univers des médias et de la communication les femmes sont parfois considérées, sans considération pour leurs qualités et compétences professionnelles, comme d'agréables pots de fleurs ou de charmantes idiotes promises aux seules “promotions canapé” pour peu qu'elles soient agréables à regarder.A contrario, dans une injonction contradictoire à laquelle ne sont aucunement soumis leurs collègues masculins, elles peuvent s'attirer des commentaires désagréables et voir leur carrière entravée si leur apparence physique, leurs vêtements ou leur comportement ne sont pas jugés suffisamment "girly", voire sexy.

Blagues graveleuses, affichages de pin-up, remarques et gestes sexistes, bref le harcèlement le plus évident, peut faire de la vie de nos consoeurs et de nos collègues un enfer, dans ce qu'elles croyaient être une rédaction ou une agence de communication, et se révèle être finalement une chambrée de caserne ou de pensionnat de garçons. Celles qui se hasardent à dénoncer ces comportements sont parfois poussées à la démission, alors qu'elles devraient être considérées comme des lanceuses d'alerte, et protégées comme telles. Ce sont aussi des pionnières : elles nous invitent à l'examen de conscience et à transformer nos relations de travail.

Denis Rousseau
Président