M'identifier | Devenir adhérent
Vous n'êtes pas identifié(e).
S'identifier

Les Photos Cliquez sur les vignettes pour les agrandir
Dernières Publications
Une AG au royaume du doute L’Assemblée Générale du Club de la Presse Centre Val-de-Loire s’est tenue fin mars, dans les locaux de la Fondation du doute, à Blois. Par Matthieu PAYS

Richard Ramos, la rage de convaincre

Publié par Club de la Presse Centre - Val de Loire le 28/02/2018

Il martèle ses mots en tapant de l’index sur la table, apostrophe ses interlocuteurs et s’emporte avec fougue ! Richard Ramos, le député MoDem du Loiret, est loin d’être un MoDéré. Il a parlé de ses combats lors du déjeuner de février du Club à Orléans. Par Bruno GOUPILLE

« Je commettrai encore des erreurs car je prends toujours beaucoup de risques », prévient Richard Ramos en faisant allusion à sa bévue sur le plateau de « C Politique » à propos du conservateur E330. « Ce qui m’importe, c’est de faire avancer les combats que j’ai engagés pour la défense du monde agricole et la ruralité. C’est un combat qu’il ne faut pas laisser à la droite dure et haineuse », estime-t-il.

Lui, le fils de pied-noir d’Algérie né à Blois en 1968, sait bien qu’il n’aurait jamais été élu député si Emmanuel Macron n’avait pas accédé à la Présidence deux mois plus tôt. « Je n’ai pas été élu sur ma personne, reconnait-il, mais on peut parfois être réélu sur ses résultats », ajoute-t-il tout en déclarant un peu plus tard qu’il se « tape d’être réélu ».

Le passionné de cuisine, qui a créé une agence de publicité travaillant avec les restaurateurs puis a été chroniqueur gastronomique à France Bleu et France 3, est tombé très tôt dans la marmite de la politique. D’abord avec le mouvement Cap 21 de Corinne Lepage, qui deviendra une composante du MoDem, puis en étant élu à Faye-aux-Loges où ses positions contre une centrale à béton et la gestion des déchets provoqueront de vifs remous.

 

Peser de tout son poids à Orléans

« Ma motivation, c’est de m’engager pour ce que j’estime utile pour les français », proclame Richard Ramos qui n’hésite pas à s’associer à l’insoumis François Ruffin pour s’attaquer au groupe Bigard ou à déverser des oignons sur le parking d’un supermarché pour dénoncer les marges de la grande distribution. Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il agit peut-être par opportunisme, il s’emporte et accuse : « est-ce que vous trouvez normal que des oignons achetés 20 centimes le kilo aux producteurs soit revendus 2,40 € aux consommateurs ! ».

Richard Ramos n’est pas un tiède mais pas un révolutionnaire non plus. « Je suis un libéral qui croit au capital mais pas à la financiarisation », nuance-t-il en annonçant le passage d’une économie de production à une économie de l’usage.

Une chose est sûre, il entend peser de tout son poids dans les prochaines campagnes électorales, à commencer par les municipales à Orléans où il pronostique une liste LR menée par Olivier Geffroy, actuel adjoint, contre le maire sortant, Olivier Carré. Dans sa boule de cristal électorale, il voit aussi se dessiner un vaste reformatage de la politique française après les européennes.

Et s’il n’était pas réélu député, que ferait Richard Ramos ? « Du business à l’international, répond-il. Ou bien alors psychanalyste ».