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Le bal des prétendants

Publié par Club de la Presse Centre - Val de Loire le 06/06/2014

Journaliste retraité de La Nouvelle République, Pierre Belsœur est aujourd’hui à la tête d’une agence d’accompagnement en communication et en développement commercial (AAA triple A). Spécialiste des mots Pierre (par ailleurs adhérent à notre Club et délégué départemental dans l’Indre) vient de publier le bal des Prétendants.



Né en 1950 à Trélazé, capitale de l’ardoise, aux portes d’Angers, Pierre est un ancien élève de l’
École de Journalisme de Lille. Il débarque au bureau de La Nou- velle République de Châteauroux en juin 1978. Il ne sait pas alors qu’il signe là un bail définitif avec le Berry. Au cours des dix-sept années passées ensuite au bu- reau de Bourges (1991-2008) il garde un œil avisé sur l’actualité

dans le département voisin. De retour à Châteauroux en 2008, il quitte la direction de La Nou- velle République de l’Indre en 2011, frappé par la limite d’âge. Mais un journaliste ne part jamais vrai- ment en retraite. Nous en savons quelque chose au Club de la Presse. Après avoir notamment couvert, dans La NR, la prise de pouvoir de Jean-Yves Gateaud à Châteauroux et l’arrivée de Serge Lepeltier à la mairie de Bourges, il profite de ce temps retrouvé pour raconter une campagne munici- pale atypique et haute en cou- leurs, celle de Châteauroux, en 43 chroniques, comme le nombre de conseillers municipaux.

Cet ouvrage est donc un véritable livre de campagne consacré aux dernières élections municipales de Châteauroux. L’histoire nous dit aujourd’hui que l’idée était bonne, très bonne même. En ef- fet, la récente élection municipale a été marquée par un fait inédit depuis 1967 dans la préfecture de l’Indre : la non-candidature du maire sortant ! L’absence du maire sortant à l’élection ouvre alors tout grand les appétits des uns et des autres et offre une

campagne électorale vivante, active, imaginative, impliquant une majorité de Castelroussins.

Il est courant, et les exemples sont nombreux, qu’une fin de règne entraîne le choc des egos des héritiers. La droite castelrous- sine n’a pas fait exception à la règle. Elle a même fait très fort en réussissant à constituer trois lis- tes. Voilà de quoi retenir l’atten- tion de notre journaliste et fin connaisseur du monde politique. En complément de ce psycho- drame, la gauche aiguise elle aus- si ses couteaux, en montrant une désunion socialiste qui constitue alors un deuxième sujet d’obser- vation. En complément des ingré- dients de départ, la sauce se pi- mente avec l’incroyable alliance, entre les deux tours, des socialis- tes et des deux listes de droite. Un coup de tonnerre abondam- ment commenté pendant cinq jours par les Castelroussins et finalement sanctionné par les électeurs.

Laurent Garofalo